Comment coucher avec des femmes trans lesbiennes, bies, wlw

Par Mey, traduit de l’anglais par Mirza.

Article original : https://www.autostraddle.com/how-to-have-trans-woman-lesbian-sex-with-a-penis-414839/

transsex-featureimage-1200x600Certaines femmes lesbiennes, bisexuelles et queer ont des pénis. Il y a toutes sortes de femmes trans, et certaines d’entre nous n’ont pas encore eu de vaginoplastie ou n’en ont pas envie. Certaines femmes trans sont queer [en anglais queer est souvent utilisé pour désigner les minorités sexuelles plus que celles de genre, NdT] ! Tout ce qui se dit sur le sexe trans lesbien tourne très souvent autour de l’anal ou des organes sexuels de la partenaire non trans (s’il y en a une) – mais ce ne sont pas les seules possibilités. Les lesbiennes trans et leur·s partenaire·s peuvent baiser de plein de supers manières qui impliquent le pénis et les testicules, sans forcément engendrer de dysphorie. Ça peut être vraiment bien, et bien que le sexe entre une personne possédant un pénis et une personne possédant un vagin soit la norme ultra représentée dans notre société, les femmes trans ne font jamais partie de cette représentation. Donc ce petit texte est là pour vous aider à avoir la meilleure baise lesbienne de votre vie, en tant que femme trans ou avec une femme trans (ou les deux, tiens).

Ces conseils vont surtout se concentrer sur le sexe avec les mains et la bouche, vu que le sexe type « pénis dans un vagin » [PIV en anglais, je vais utiliser cette abréviation par la suite, NdT] est une très grande source de dysphorie pour moi. Et je sais que toutes les femmes trans n’ont pas de pénis, et que les femmes queer peuvent coucher avec des personnes ayant un pénis qui ne sont pas des femmes trans, mais là je m’adresse surtout aux femmes (trans ou cis) couchant (sans PIV) avec des femmes trans ayant un pénis.

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Trouvez ce que vous voulez.

La première étape sur le chemin du super sexe lesbien est de savoir ce que l’on veut. Si tu veux dire à ta partenaire quel·les mots et gestes tu souhaites, tu as d’abord besoin de les connaître, non ? Lire des textes érotiques ou regarder du porno  trans (je recommande de s’en tenir au porno féministe, comme Crash Pad Series, et d’éviter le porno trans fait par des mecs cis) peut t’aider à découvrir ce que tu trouves sexy dans ton propre corps, et ce que tu veux en faire. Ça peut aussi t’aider à savoir quel type de mots tu aimes.

Essaie différentes façons de te masturber. Au lieu de te « branler » classiquement, explore tes organes génitaux. Que la masturbation « traditionnelle » soit source de dysphorie ou non, il y a plein de façons de se faire plaisir. Essaie d’utiliser un vibromasseur ou une pomme de douche amovible. Tu peux aussi utiliser tes doigts pour explorer ton périnée et tes testicules. Essaie différentes façons de les masser, différentes vitesses et intensités sur des endroits différents, et trouve ce qui te fait du bien.

En t’explorant, tu vas peut-être apprendre que tu aimes le dirty talk [le langage sexuel grossier, NdT] ; peut-être que l’idée que ta copine te lèche te rend dingue ; peut-être que c’est une autre chose encore ! La clef est d’apprendre à se connaître pour savoir ce que l’on veut. Et souviens-toi, c’est OK de penser aimer quelque chose et de se rendre compte que, finalement, non.

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Dis ce que tu veux.

Comme pour tout dans le sexe, la communication est la clef. Commence par parler des mots que tu veux qu’on utilise pour parler de tes organes génitaux – certains termes peuvent t’exciter toi ou ta partenaire, d’autres peuvent engendrer de la dysphorie, et d’autres peuvent tout simplement ne rien te faire. Je connais des femmes trans qui utilisent des mots comme pénis, clito, chatte et pleins d’autres. Au lieu de dire « pipe », essaie de parler de « cunni » ou de « lécher », voire « bouffer ». Explore ce que tu trouves sexy et qui te plaît, et parles en à tes partenaires. Et si tu n’es pas sûre des mots qu’une partenaire utilise, demande-lui !

Ensuite, parlez de safe sex. Les femmes trans qui n’ont pas eu de vagino ou d’orchidectomie (ablation des testicules) peuvent rendre leur partenaire enceinte, ne l’oublie pas. Et au-delà de ça, utilisez des préservatifs internes ou externes, et des digues dentaires pour le sexe oral.

Parlez de ce que vous voulez faire. Certaines techniques peuvent mieux marcher sur toi que d’autres, certaines ne vont pas marcher du tout, et le seul moyen pour que ta partenaire sache est de lui dire. Sois précise, c’est OK et sexy de lui montrer aussi. C’est normal aussi de ne pas être sûre de ce que tu aimes et de vouloir explorer ensemble. Si c’est le cas, allez-y doucement, prenez soin l’une de l’autre, et souvenez-vous que c’est bien de se poser mutuellement des questions, d’essayer des choses ensemble, et de découvrir quelles façons de baiser sont agréables pour vous deux.

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Pense au toucher.

En termes de structure des tissus et de sensibilité, les pénis sont plus ou moins comme les clitoris, en plus grand. Ça veut dire que la plupart des façons de toucher agréables pour un clitoris le sont aussi pour un pénis – et elles peuvent en plus aider à éviter la dysphorie.

La façon basique de satisfaire un pénis est de faire un mouvement de haut en bas, avec les mains, la bouche, ou d’autres parties du corps. Mais il y a beaucoup plus à essayer au-delà de ça ! On en parlera un peu plus tard.

La façon basique de satisfaire un pénis implique aussi qu’il est dur. Beaucoup de femmes trans hormonées n’ont pas d’érections aussi fortes qu’avant leur THS (ce n’est pas mon cas personnellement, tout dépend du THS), voire n’ont pas d’érections du tout. Mais le sexe est bien plus qu’un pénis dur, et les pénis mous sont sexy. Tu peux jouer avec eux comme tu jouerais avec un pénis dur, mais pense aux zones érogènes et aux points sensibles, et souviens-toi que le toucher peut être plus intense (étant donné qu’il n’y a pas beaucoup de tissus engorgés de sang entre la peau et les nerfs).

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Utilise tes mains.

Si tu vas prendre les choses en main (bon jeu de mot graveleux, hihi), mets du lubrifiant. Les lubrifiants à base d’eau, de silicone, ou l’huile de coco fonctionnent bien.

Si ta partenaire est une femme trans, une façon de commencer est de prendre son pénis entier et son scrotum dans ta main et de les masser comme tu le ferais à une vulve. Si elle est molle, essaie de courber son pénis vers son ventre, de remonter doucement les testicules afin de pouvoir explorer le « dessous » sensible avec tes doigts lubrifiés. Ou bien prends ses testicules dans ta main et masse le gland avec ton pouce.

Le gland (le bout du pénis) est une zone très sensible, surtout à l’endroit où le gland rejoint la tige. Prends la tige dans ta main et utilise ton pouce – ou ton pouce et un doigt – pour jouer avec le gland. Essaie de faire un « O » avec ton pouce et ton annulaire, et fais des petits mouvements fermes sur le gland. Une pression constante, surtout sur le gland, c’est le plus efficace. Si le pénis a un prépuce, tu peux mettre tes doigts entre le prépuce et le pénis. (S’il n’y a pas de prépuce, utilise beaucoup de lubrifiant !) La base de la tige a aussi beaucoup de terminaisons nerveuses, et la pincer, la presser, ou la masser peut créer de supers sensations. Comme avec le sexe oral, utilise une pression plus grande que celle que tu penses qu’elle devrait être. Et, encore une fois, communiquez ! Demande à ta partenaire ce qu’elle ressent et quels touchers lui plaisent. Et si tu veux être touchée plus fort ou plus doucement, dis-le à ta partenaire, et si elle se débrouille bien, dis-lui encore plus.

Presser et tirer doucement sur les testicules peut aussi produire des sensations magnifiques, et il en va de même pour le périnée. Les vibromasseurs peuvent être vraiment agréables sur le périnée et les testicules. Dans la même idée de traiter les pénis trans comme des clitoris, presser un vibro contre la base du pénis ou sous le gland est un bon moyen de (se) faire du bien. En général, plus fort est le vibro, le mieux c’est.

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Utilise ta bouche.

Comme pour le sexe manuel, le sexe oral sur un pénis de femme trans n’est pas la même chose que sur un pénis cis. Certaines techniques similaires peuvent bien marcher sur certaines femmes trans avec qui tu couches, et si c’est le cas, c’est super ! Sinon, voilà quelques trucs que j’ai trouvés utiles. Au lieu de faire des hochements de tête, essaie de te concentrer sur la succion tout en titillant les zones érogènes avec ta langue. La tête du pénis est extrêmement sensible, et une stratégie efficace consiste à passer beaucoup de temps à cet endroit. Essaie d’utiliser ta langue sur le dessous du gland. Essaie de bouger ta langue en cercles ou en huit autour du gland. Essaie de mettre ta bouche autour du gland en ayant ta langue qui englobe ce qu’elle peut. Maintenant, suce.

Tu peux aussi t’occuper de la base. Essaie de presser ta langue contre elle. Essaie d’alterner entre la base et le bout en passant aussi du temps sur les autres zones sensibles et les testicules. Essaie la succion et la friction, c’est cette sensation de résistance qui va donner le plus de plaisir. Peu importe le type de toucher, souviens toi d’appuyer plus que tu ne le penses avec tes lèvres et ta langue. Cela s’applique à la base et au sommet, comme aux pénis mous et durs. Cette pression est une bonne chose. Tout comme l’enthousiasme.

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Essaie la stimulation externe de la prostate.

La stimulation externe de la prostate peut être quelque chose avec laquelle vous n’êtes pas familière, mais c’est une de mes activités préférées. La prostate est située dans l’entrejambe, plus ou moins entre la fin des testicules et l’anus, et c’est un sac de nerfs qui marche un peu comme le point G. Une façon classique de la stimuler est le sexe anal, mais tu peux aussi presser tes doigts ou ta langue sur le périnée (l’espace entre les organes génitaux et l’anus) et appliquer de la pression sur le « point P », comme on peut le lire parfois. Ces orgasmes sont puissants et longs, et, pour beaucoup de personnes, c’est plus simple d’avoir ce type d’orgasmes que d’autres. Essaie de commencer avec un ou deux doigts et d’appuyer juste sous les testicules. Tu devras probablement ajuster l’angle et la pression en fonction de la personne.

L’autre truc vraiment bien avec la stimulation externe de la prostate est que ça déglingue la dysphorie. Quand ma prostate est stimulée de cette façon, je n’ai plus l’impression d’avoir un pénis. Ça peut produire la sensation d’être pénétrée, mais dans la zone génitale plus que dans l’anus, ce qui me donne de l’euphorie de genre. La prostate peut se cacher derrière des muscles, donc n’hésite pas à appuyer pour la trouver De petits cercles et des mouvements répétés de haut en bas, comme un massage, marchent bien. Faire ça avec un vibro, c’est encore meilleur.

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