Pourquoi les communautés queer se déchirent-elles ?

Kai Cheng Thom, traduit de l’anglais par Noah S. Article original disponible ici.

Cet article contient des éléments qui sont matière à débat, notamment sur l’influence de la biologie sur les comportements humains en groupe. Par conséquent, il ne reflète pas nécessairement notre pensée, mais son intérêt dans ce domaine nous paraît assez important pour le publier en français.

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Quand j’ai commencé à travailler comme psychothérapeute auprès d’un jeune public queer et trans, il se passait rarement une semaine sans qu’un.e client.e ne me raconte un conflit rocambolesque impliquant quelqu’un.e qui avait tenu des propos problématiques lors d’un rassemblement et qui était à présent assailli.e de demandes d’explication à n’en plus finir, ou alors quelqu’un.e qui avait eu des problèmes avec saon colocataire, ce qui avait mené à une série de call-outs sur les réseaux puis à des guerres entre groupes d’ami.e.s. En gros, tout le monde manipulait tout le monde, tout le monde était problématique, et personne ne se sentait safe dans la communauté.

Puisque qu’on me percevait comme la personne sage et responsable dans ce genre de situation (l’ironie est que, souvent, je n’avais qu’un ou deux ans de plus que mes client.e.s), je me devais de tenir un discours bienveillant et posé sur toutes ces histoires. Les psys sont censé.e.s proposer un large panel de leçons de vie dans ce genre de situation. Par exemple, nous sommes supposé.e.s véhiculer l’idée que le conflit est une étape normale des relations humaines et qu’on y survit, ou qu’il arrive souvent qu’on soit déçu.e des personnes autour de nous. Nous sommes censés expliquer que nous avons tout à fait le droit d’établir des limites dans nos relations, mais qu’on risque des désillusions constantes si ces limites sont trop strictes, ou encore que le fait qu’une personne ne nous apprécie pas ne signifie pas qu’on ne mérite pas d’être aimé.e. C’est ce type de cheminement qui marque que l’on est passé.e de l’adolescence à l’âge adulte.

Mais en réalité, dans mes cercles, il m’a toujours semblé que les queers, même à l’âge adulte, ne géraient pas forcément mieux les situations de conflit, la notion d’empathie et, plus généralement, leurs relations. En fait, à certains égards, les conflits semblent même plus violents dans nos communautés. En effet, ces dernières années, les réseaux sociaux ont ouvert la porte aux call-outs, qui déferlent à présent sur nous. De nos jours, il est tout à fait banal d’exclure socialement des personnes, de colporter sur elles des rumeurs, ou de leur interdire l’accès à des événements et des espaces queers en raison d’infractions sociales qui peuvent aller d’un propos politiquement incorrect à des cas de violence physique. On utilise des termes comme « manipulateur.ice » ou « pervers.e narcissique » à tire-larigot, sauf pour parler de soi, bien évidemment.

Tout ça pour dire que la communauté avec laquelle j’ai tant travaillé et dans laquelle j’ai passé le plus clair de ma vie d’adulte me semble parfois plus dangereuse que la société hétéronormative mainstream que j’ai essayé de fuir toute mon adolescence. Après tout, je peux bien attribuer la cruauté de cette société à l’homophobie, mais quelle raison pousse donc les queers à être si dur.e.s les un.e.s avec les autres ?

Cette question me hante depuis dix ans et prend de plus en plus de place à mesure que j’avance et surtout depuis que j’essaie de laisser derrière moi les drames et traumas qui ont tant marqué mon adolescence. Comment se fait-il qu’une communauté qui s’est construite dans une logique safe et autour d’idées telles que l’amour libre et les familles d’élection puisse finalement se révéler si cruelle et impitoyable envers les membres qui la composent ?
Dans un contexte sociopolitique où la crise climatique et le fascisme menacent de nous engloutir, cette question devient de plus en plus pressante: si les communautés queer ne trouvent pas un moyen de s’unifier, nous n’y survivrons sans doute pas. Ces dernières années, ce problème a été soulevé de différentes manières par de nombreux.se.s chercheur.euse.s queer et trans, comme en témoignent l’oeuvre de la militante Adrienne Maree Brown, Emergence Strategy (2017), ou le livre (tristement?) célèbre de Sarah Schulman, Conflict is Not Abuse (2016). Schulman adopte une perspective militante et universitaire pour aborder cette question. Elle souligne le fait que la communauté queer est traversée par des conflits que l’on perçoit souvent à tort comme des agressions. Ces simples conflits s’enveniment alors rapidement et se soldent sur des sentences d’exil social.

Quant à elle, Brown propose son point de vue d’organisatrice d’espaces communautaires, un point de vue plus visionnaire. Elle explique que les mouvements qui naissent d’une volonté de faire changer la société et pour des raisons de survie ne peuvent pas seulement s’appuyer sur une culture de call-out. Je pense que ces deux autrices voient juste, dans une certaine mesure, mais ces arguments n’expliquent toujours pas pourquoi les communautés queer sont particulièrement sujettes à cette forme d’auto-destruction. J’ai décidé d’abandonner le métier de thérapeute plus tôt dans l’année, mais je serai toujours passionnée par les mécanismes psychologiques. Quand je me demande pourquoi la communauté queer dévore ses enfants, ce que je vois, moi, ce sont des traumatismes et l’impact psychologique et neurobiologique que ces traumatismes laissent sur la communauté.

Des experts en neurobiologie, traitement des traumatismes et somatologie expliquent que les traumas – qu’on peut définir par l’exposition à une forme de stress ou à un danger de mort imminent qui empêche le corps de réagir – ont un impact profond sur le développement du cerveau et du système nerveux. Les traumas répétés, surtout s’ils sont liés à des violences ou à des expériences de rejet, ont des conséquences bien particulières sur la façon dont nous appréhendons les interactions sociales. En bref, si on est constamment exposé.e à des situations dangereuses causées par d’autres personnes, on finit par voir nos semblables comme intrinsèquement dangeureux.ses. Ces traumas influencent nos intuitions, qui nous invitent alors à voir les autres comme des menaces potentielles.

Que se passe-t-il si l’on applique cette théorie aux queers ? Les sociologues démontent que les personnes queer et trans sont plus susceptibles d’être victimes de violences physiques, de violences sexuelles, de harcèlement, mais aussi d’être jetées à la rue à l’adolescence – et souvent ces violences sont perpétuées à l’âge adulte également, malgré ce que peut en dire Dan Savage dans « It Gets Better ». Même celleux d’entre nous qui parviennent à échapper à ces violences directes et à l’exclusion pure et simple ont quand même grandi dans un monde où on leur a appris à se cacher, où iels peuvent croiser à tout moment quelqu’un.e qui leur veut du mal simplement parce qu’iels existent, un monde où leurs droits fondamentaux et leur dignité peuvent leur être arrachés sous des prétextes politiques fallacieux. Ces menaces bien réelles et cette expérience du rejet par nos familles, nos ami.e.s, et par la société entière nous définit comme une communauté victime d’importants traumatismes qui influencent notre manière de nous voir et de voir les autres.

Qu’arrive-t-il à une communauté de personnes qui ont baigné dans un climat d’insécurité, à qui on a appris que leurs façons de s’exprimer et d’aimer étaient immorales ? Comment ces traumatismes collectifs s’expriment-ils dans les corps et les psychologies ?

Les neurologues aiment beaucoup utiliser l’expression « des neurones qui s’électrisent finissent par s’assemblent » pour décrire la capacité du cerveau à créer des réseaux synaptiques, c’est-à-dire des circuits qui dictent nos idées, émotions et comportements. La théorie du traumatisme démontre que les individus traumatisés – et je dirais également les communautés trans et queer dans leur globalité – ont des réseaux neurologiques construits autour la sensation profonde qu’iels sont constamment en danger, qu’iels sont des personnes indignes d’amour, et que les autres sont peu fiables et violent.e.s. Chaque fois qu’on nous fait du mal, qu’on nous discrimine, ou qu’on nous ignore, ces réseaux neurologiques bien précis s’en trouvent renforcés tandis que les réseaux associés à des souvenirs de sécurité et d’amour s’atrophient. D’un point de vue purement biologique, il devient de moins en moins facile d’imaginer un monde dans lequel être en contact avec les autres ne serait pas pour nous synonyme de danger.

C’est la raison pour laquelle, à mes yeux, les membres de communautés traumatisées ont tant de mal à s’aimer les un.e.s les autres. Nous avons été programmé.e.s pour soupçonner nos semblables et appréhender leurs trahisons. Ce réflexe mental est à l’origine de l’institution carcérale et nourrit l’idée qu’on peut simplement se débarrasser des individus problématiques: l’erreur, quelle que soit sa gravité, devient synonyme de danger. On en vient à penser que certaines personnes sont simplement trop toxiques pour qu’on leur accorde le droit de rester parmi nous et on se dit qu’il faut par conséquent les sanctionner et les exclure.

Comme c’est ironique… ou tragique ! C’est exactement le type de croyance que la société hétéronormative nourrissait (et nourrit souvent toujours) à notre égard. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il s’agit là de la stratégie parfaite pour maintenir des communautés à la marge de la société et dans une position de vulnérabilité: nous amener à nous haïr nous-mêmes et, ce faisant, à haïr et craindre nos semblables.

C’est l’essence même du trauma relationnel. Il nous entraîne à penser que quelque chose ne va pas chez nous, que nous ne méritons que de la souffrance, et en aucun cas de l’amour. À mesure que nous intériorisons cette idée, tant d’un point de vue biologique que psychologique, nos stratégies de survie, puissants instincts, prennent le dessus. Nous devenons excessivement sensibles à la menace, nous parvenons à détecter le plus infime indice d’une trahison à venir, et cette sensibilité est d’autant plus aiguisée quand il s’agit des personnes dont nous sommes proches, des personnes que nous aimons et dont nous espérons qu’elles nous aiment. Il nous semble dès lors naturel de nous attaquer à nos proches quand iels nous déçoivent, car si nous ne le faisons pas, il est possible qu’iels s’attaquent à nous en premier.

Je pense que c’est la raison principale pour laquelle les queers sont si dur.e.s les un.e.s avec les autres: nous désirons ardemment  aimer et être aimé.e.s. Nos traumas nous apprennent à voir ce désir d’amour comme un désir à la fois irrésistible et explosif. Pris dans la terreur de ce dilemme, nos corps déploient leurs stratégies de survie, qui se résument à trois étapes: lutte, évitement, et déni (fight, flight, freeze).

Mais il y a bien un problème avec ces instincts de survie développés par le corps humain pour gérer les traumas: ils se construisent sur des millions d’années. Ils sont destinées à garantir notre survie d’un point de vue purement biologique et animal et ne nous aident pas à saisir les nuances de nature sociale et morale dans le comportement des autres (c’est à ça que sert le cortex préfrontal, la zone du cerveau qui s’est développée le plus tardivement).

C’est pour cette raison que les articles de recherche en psychologie dépeignent les individus et communautés traumatisées comme étant plus susceptibles d’avoir une vision manichéenne des choses – c’est-à-dire de séparer les personnes en deux catégories opposées avec d’un côté les « bonnes » personnes, et de l’autre les personnes « toxiques ». C’est un mécanisme de défense très efficace lorsque l’on doit évaluer rapidement qui est sain.e pour nous et qui ne l’est pas. Ce mécanisme est beaucoup moins efficace lorsqu’il s’agit de résoudre des conflits ou de guérir des relations, qui sont par nature ambiguës, complexes et imparfaites.

Au coeur des communautés queer, sous la pression constante des violences structurelles, nos instincts de survie sont décuplés. On voit le danger partout, parce qu’il est effectivement dans tous les aspects de notre vie, et pour équilibrer le tout, nous exigeons de notre communauté qu’elle soit parfaitement uniforme et soudée. La différence et les dissidences sont ainsi perçues comme des menaces pour le corps collectif. C’est pourquoi l’adrénaline et le cortisol (l’hormone du stress) nous submergent dès qu’une personne tient des propos problématiques lors d’un atelier d’organisation politique ou quand un.e ami.e poste un commentaire que l’on n’approuve pas sur Twitter. Notre dispositif de gestion des menaces se déploie en ligne, range les attitudes problématiques dans la case « danger », et tend à neutraliser le danger perçu par l’offensive directe.

Il devient impossible pour le corps de faire la différence entre les petits coups bas qu’on perçoit comme des violences et les innombrables trahisons qui ont marqué notre passé. Lorsqu’iels ont le malheur de nous décevoir, nos ami.e.s et amant.e.s perdent toute crédibilité à nos yeux, et on les voit comme des êtres dangereux: on fait un saut mental dans le passé, vers ces moments de l’enfance où nous nous sommes senti.es démuni.es et indignes d’être aimé.e.s.
Et voilà, ça recommence. Encore un exemple qui démontre qu’on ne peut faire confiance à personne. Comment ne pas s’indigner ? Comment pourrait-on ne pas exiger de réparation et ne pas vouloir se débarrasser de ces personnes qui nous ont blessé.e.s ? On a bien retenu la leçon. Sanctionner est la seule façon d’éduquer. Quand quelqu’un.e est allé.e trop loin, on doit s’en débarrasser pour garantir la sécurité de la communauté.

Penser à partir de nos traumas n’est pas une mauvaise chose en soi. Au contraire, c’est ce qui nous a permis de survivre à l’impensable. Je ne dis pas qu’il faut que nous nous débarrassions de nos stratégies de survie face aux traumatismes que nous vivons, je ne dis pas que nous devrions douter de notre perception, mais plutôt que nous devrions peut-être repenser nos traumas non pas comme des traumas individuels mais comme des traumas collectifs. Ainsi, nous ne souffririons pas seul.e.s de nos traumas et nous serions inscrit.e.s dans une communauté fondée sur un principe de guérir-ensemble.

De plus en plus fréquemment, des leaders politiques mu.e.s par des principes de justice sociale et des professionnel.le.s de santé font appel à des théories issues de la somatologie pour en tirer des connaissances et mettre au point de nouvelles stratégies. La somatologie est une école de pensée qui place le corps et son savoir instinctif au cœur de la mécanique humaine. Une des branches de cette discipline promeut une approche dite « générative » de la somatologie, approche qui nous vient de la côte ouest des États-Unis et plus particulièrement d’un groupe de professionnel.le.s de santé engagé. Cette approche se fonde sur l’idée que « nous incorporons nos pratiques sociales et culturelles à tel point qu’elles ont un impact sur la façon dont nos corps réagissent – elles influencent nos habitudes, nos sociabilités, ainsi que les actions que nous menons sans réfléchir ».

Quand j’essaie de me représenter la communauté queer, j’imagine des personnes assises en cercle les unes à côté des autres. Elles sont toutes recroquevillées sur elles-mêmes, la tête posée sur leurs genoux. Elles sont côte à côte et pourtant elles ne sont pas vraiment ensemble. Elles ont peur de se toucher. Elles défendent leurs frontières personnelles en s’en prenant aux personnes qui les ont franchies, alors que ce qu’elles veulent vraiment, la plupart du temps, c’est justement leur demander de se rapprocher, de les respecter et de les aimer, tout simplement.

Le changement s’amorce uniquement grâce à l’idée qu’il est possible de faire autrement et seulement si on invite notre organisme à croire que des contacts sains sont possibles. Nous sommes capables de concevoir un cadre qui soit orienté vers une guérison commune à un niveau biologique et cellulaire, un cadre qui nous encourage à aller vers les autres et à entrer en contact elleux tant physiquement qu’émotionnellement. Lors d’interactions agréables, le corps libère de l’ocytocine et d’autres hormones qui nous aident à nous détendre. Ces hormones nous rendent plus aptes à communiquer et réveillent notre imagination, nous permettant ainsi de concevoir des modes de gestion du conflit plus efficaces. L’amour appelle l’amour, tout comme la compassion et le pardon nous encouragent à pardonner et à accepter.

D’un point de vue pratique, ça veut dire s’arrêter deux minutes, respirer un grand coup, prendre le temps de se retrouver dans ce flot d’émotions qui déferle sur nous dès que quelqu’un.e poste un commentaire idiot ou malveillant sur les réseaux. Ça veut dire prendre le temps de réfléchir et se tourner vers nos aîné.e.s et pairs lorsqu’un conflit éclate dans nos cercles d’ami.e.s ou dans nos familles – ce qui finira toujours par arriver. On peut prendre ce temps de réflexion pour panser nos blessures originelles et se rappeler que nous sommes des personnes à part entière, dignes d’amour et bienveillantes. Si on prend le temps de cultiver cet état d’esprit, on est dès lors plus à même de créer des liens, de guérir, et de désamorcer les conflits.

Désamorcer une situation conflictuelle, c’est puiser dans sa confiance en soi et accepter de croire que le monde peut être bon. C’est aussi parcourir toutes les options qui s’offrent à nous avant de sortir les griffes – même si on gardera cette option sous le coude en cas de besoin. Ça peut aussi vouloir dire prendre ses distances avec quelqu’un.e, tout simplement, plutôt que de répandre des rumeurs sur cette personne. Désamorcer un conflit, c’est également l’aborder avec humilité plutôt que de céder à un accès de colère lorsque l’on est confronté.e à une attitude problématique, ou encore reconnaître nos crises d’ego et nos erreurs.

Il est possible de comprendre ce corps collectif si on accepte de l’explorer. Il est possible de donner un nouveau souffle à nos communautés et d’aimer jusqu’à ces parties de nous-mêmes qui nous terrorisent et qu’on veut cacher. Sommes-nous capables d’apprécier la possibilité de l’erreur et du mal en nous ? Est-ce qu’on peut poser des limites à des attitudes dangereuses – ce qui est nécessaire et légitime en soi – sans entrer dans une logique de sanction ?

Ça ne veut pas dire qu’on devrait laisser les personnes qui vont trop loin s’en sortir impunément ou forcer les victimes de violences à rester en relation avec leur agresseur.euse. L’amour ne va pas sans limites: poser ses limites, c’est un moyen de créer une distance saine dans nos relations, ce qui nous permet à la fois de nous aimer nous-mêmes et d’aimer les autres. Poser des limites et tenter de contenir des comportements blessants ou violents, ce n’est pas punir une personne par désir de vengeance. Mettre un terme à une relation qu’on a nouée avec une personne toxique, ce n’est pas exiger que cette personne soit exclue de nos communautés.

Dans mon premier cours de somatologie, la prof nous a parlé de la co-régulation, un phénomène par lequel les systèmes nerveux de différents individus peuvent communiquer et s’adapter les uns aux autres. Elle a illustré son propos en nous expliquant comment les lucioles formaient leurs essaims: leurs clignotements lumineux sont d’abord désynchronisés, mais plus elles passent de temps ensemble, et plus ces clignotements s’harmonisent et convergent en un rythme commun.

Nous sommes comme ces lucioles: chacun.e d’entre nous a sa propre force, brille de sa propre lumière, fait preuve de résilience, mais nous pouvons aussi créer de l’harmonie, nous rassembler et briller ensemble. Nous avons la capacité de nous aimer les un.e.s les autres d’un amour sain et profond. Nous avons les clés pour créer un monde dans lequel nous ne serions pas obligé.e.s de nous entre-tuer pour survivre.

Ouvrages cités :

Adrienne Maree Brown, 2017. Emergent Strategy. AK Press.
Sarah Schulman, 2016. Conflict Is Not Abuse. Arsenal Pulp Press.

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